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Djerba 2961-2011

VI° congrès général du CMA
Djerba, Tunisie, 30 septembre – 2 octobre 2011

Le 6ème congrès général du CMA qui a débuté ses travaux le 30 septembre 2011 à l’hôtel Alkantara sur l’ile de Djerba en Tunisie, s’est achevé le dimanche 2 octobre. Il a connu une importante participation de personnalités et d’associations venues d’Algérie, du Maroc, de l’archipel Canarien, de la diaspora du monde entier, des représentants Touaregs, et pour la première fois, une participation tunisienne et une participation massive de militants et combattants Amazighs libyens, ainsi qu’une délégation Touboue. Le congrès s'est ouvert avec un chant patriotique amazigh chanté par Abdellah Ashini, ancien prisonnier politique sous le régime de Kadhafi. 

Le congrès du CMA a également accueilli M. François Alfonsi, Député Européen et Président du Friendship Euro-Amazigh ainsi que Patrick Farbiaz porte parole de Mme Eva Joly, candidate d’Europe-Ecologie les Verts aux prochaines élections présidentielles en France qui ont chacun, rendu un vibrant hommage à la résistance amazighe dans toutes les régions de Tamazgha et en Libye en particulier. D’autre part, le congrès a enregistré la participation de délégations internationales de Catalogne, de Corse, de Sardaigne et des représentants de Régions et Peuples solidaires (RPS). Noel Communod, Président du Mouvement Région Savoie (MRS), Ramon Sargatal, membre de Convergencia Democratica de Catalunya, Jean Bourliaud, Vice-Président de l’Association des Populations des Montagnes du Monde (APMM), Mouloud Mebarki représentant le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie, Hmida Ben Jemaa, du Parti Libéral Tunisien, Hassan Id Balkassm représentant le Parti démocratique Fédéral du Maroc, étaient également présents pour exprimer leur soutien au CMA.

Les assises du CMA à Djerba ont également reçu de nombreux messages de sympathie et de soutien notamment du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, de l’Union Démocratique Bretonne, du Parti Equité et Développement (Maroc), du Centre Amazigh de Montréal, d’un collectif d’associations et de partis politiques Canariens, de Mohamed Mounib, de Ouzzin Aherdan, de l’avocat Flamand Piet De Pauw, de Fethi Bouzakhar, Président de la Conférence nationale des Amazighs de Libye et de nombreuses associations.

Le congrès du CMA a également été suivi par des représentants de la presse tunisienne et internationale.

A l’issue de leurs travaux, les congressistes ont renouvelé les instances dirigeantes du CMA (Conseil Fédéral et Bureau Mondial). Fathi Benkhalifa, un Amazigh de Libye a été élu Président du CMA pour un mandat de 3 ans, succédant à Belkacem Lounes, qui était à la tête du CMA depuis 2002. Le nouveau bureau mondial du CMA se présente désormais comme suit :

-         Fathi Benkhalifa, Président
-         Jaime Saenz, Vice-Président pour l’Archipel des Canaries
-         Khalid Zerrari, Vice-Président pour le Maroc
-         Kamira Nait-Sid, Vice-Présidente pour l’Algérie
-         Khadija Ben Saidane, Vice-Présidente pour la Tunisie
-         Bohdou Ag Magdi, Vice-Président pour le pays Touareg
-         Kamel Saidi, Vice-Président pour la diaspora
-         Younes Alharess, Vice-Président pour la Libye
-         Mohamed Bouchdoug, Secrétaire Général
-         Zoubida Fdail, Secrétaire générale adjointe
-         Khaled Elghawi, Trésorier
-         Mohamed Meziani, Trésorier adjoint.

Djerba, 20/09/2961 – 02/10/2011
Le Président,
Fathi Benkhalifa

 
Djerba 2961 - 2011

VI° congrès général du Congrès Mondial Amazigh

Djerba, Tunisie, 30 septembre - 2 octobre 2011

Nous sommes à quelques jours de l’ouverture des 6° Assises internationales Amazighes. Le bureau du CMA et l’association tunisienne de la culture amazighe s’activent pour mettre au point les dernières touches pour assurer l’accueil des congressistes et pour le bon déroulement du premier congrès du CMA en terre tunisienne.

Les militants de la Cause amazighe de tous les pays et leurs amis, sont enthousiastes et impatients de rejoindre Djerba pour vivre la joie de se retrouver tous ensemble et pour échanger sur l’avenir. Un grand nombre d’associations et de délégué(e)s amazigh(e)s de toutes les régions du Maroc, d’Algérie, de l’Archipel Canarien, de Tunisie, de Libye, du pays Touareg et de la diaspora, ont déjà confirmé leur participation.

Les représentants des peuples amis, des organisations internationales et des ONG ont également donné la confirmation de leur présence à Djerba.

Comme cela est devenu la tradition, nous voulons que ce 6ème congrès du CMA soit à la fois un moment de réflexion et d’échanges mais aussi de fête de rassemblement des membres de la grande famille amazighe et ses amis.

Pour toute information, contacter :

Europe/monde : Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
- Archipel des Canaries : Jaime Saenz, 
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
- Maroc : Khalid Zerrari,
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir - Mohamed Bouchdoug, Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
- Algérie : Hocine Azem,
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir – Kamira Nait Sid, Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir

Libye : A. Madi, Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
- Pays Touareg : Cheikh Ag Baye,
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- Tunisie : Khadija, Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , tel: 0021625592126 – Kamel: Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir , 0021623573275

Nous comptons sur la contribution de chacun(e) pour faciliter la tâche des organisateurs et faire de ce 6ème congrès, un pas significatif sur le chemin de la reconquête des droits fondamentaux du peuple Amazigh.

Agdud amazigh di tikli ar tilelli
«Le peuple Amazigh en marche vers son destin de liberté».

Paris, 3/09/2961 - 15/09/2011

P/Le bureau du CMA.

B. Lounes, Président

 
Hommage aux Amazighs

Le rôle primordial de la résistance amazighe/berbère dans la prise de Tripoli

Libération du 16 septembre 2011 relate dans le détail ces journées historiques qui, en réussissant la prise de la capitale Tripoli, ont assuré la victoire de la résistance démocratique libyenne sur la dictature sanguinaire de Kadhafi. Luc Mathieu, envoyé spécial en Libye, raconte : « A Misrata, la ville s'organise et reçoit, via la mer, des cargaisons d'armes. Des combattants issus d'autres régions libyennes ou exilés à l'étranger rejoignent les insurgés désormais aguerris de la cité portuaire. Ils s'organisent pour avancer vers Tripoli, mais leur route est coupée par les forces kadhafistes qui tiennent Zlitan. Une jonction avec les troupes de Benghazi semble impossible : entre les deux poches rebelles se dresse la ville côtière de Syrte, d'où est originaire Kadhafi et qui reste loyale au régime.

Le sursaut viendra des montagnes du nord-ouest. Comme ailleurs, ses habitants s'étaient soulevés dès la mi-février, lorsque les premières manifestations à Benghazi ont éclaté. Mais, en quelques jours, face à la répression des forces de sécurité libyennes, ils passent sans hésiter à la contestation armée.

Ils ont une revanche particulière à prendre sur le régime de Kadhafi : la majorité des habitants du djebel [les Amazighs disent adrar] Nefoussa sont Berbères. Le Guide libyen s'en méfiait, craignant d'éventuelles volontés séparatistes. Des dizaines de jeunes ont été emprisonnés pour avoir participé à des conférences sur la langue Tamazight dans les pays du Maghreb. Dans ses discours, Kadhafi assimilait les berbères à des « rats ».

Les rebelles de l'Adrar ont l'avantage du terrain. A la différence de ceux de l'est, ils ne combattent pas dans le désert, mais dans des montagnes, des collines et des vallées. Des grottes leur servent de refuges face aux tirs d'artillerie des forces kadhafistes. Le 21 avril, ils gagnent une bataille décisive : après trois jours de combat, ils s'emparent du poste frontalier de Dehiba. Les combattants Berbères ont assuré l'essentiel : une voie d'approvisionnement depuis la Tunisie.

Peu à peu, ils avancent et font la jonction entre Nalut, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière, et Zintan, à l'est. Ils reprennent Yefren, une ville perchée dans les montagnes, vidée de ses habitants par les forces du régime. Ils ne manquent pas d'armes. A chaque victoire contre les troupes libyennes, ils récupérent kalachnikovs et lance-roquettes. En mai, ils ont reçu des cargaisons de fusils d'assaut et de missiles anti-char Milan parachutés par la France. (…) A la fin du mois de juillet, les rebelles des montagnes de Nefoussa sont aux portes des villes de Bir-al-Ghanam et Gharyane. Tripoli est à moins de 100 km.

Le 8 août, les rebelles de Tripoli reçoivent des armes acheminées depuis Misrata et Benghazi. Le lancement de l'attaque finale est programmé pour le 17. Comme espéré par les révolutionnaires, Kadhafi a commis l'erreur d'envoyer plusieurs garnisons protéger Brega à l'est de la capitale. Les rebelles de l’adrar se lancent sur Zaouia, à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Tripoli. Les combats durent plusieurs jours, mais les forces de Kadhafi finissent par abandonner. Le 19, la ville de Gharyane tombe aussi, bloquant la route du sud ». A partir de là, la marche vers Tripoli a été fulgurante, et, à ce jour, les troupes révolutionnaires qui contrôlent la capitale sont composées aux deux-tiers par des soldats Amazighs descendus de l’Adrar Nefoussa. Ils sont une pièce maîtresse dans la construction de la Libye nouvelle et démocratique, car ils sont portés par des valeurs de tolérance et de modération religieuse comme le sont, d'une façon générale, tous les Amazighs d'Afrique du Nord, qu'ils soient de Kabylie en Algérie, du Rif et d'autres régions berbères du Maroc, et, bien sûr, dans l'Adrar Nefoussa, tant dans sa partie libyenne que dans sa partie tunisienne.

Régions et Peuples Solidaires (RPS) est fier de compter dans ses rangs le Congrès Mondial Amazigh qui a été au contact permanent de la rébellion depuis février dernier. En mai, au Parlement Européen, des représentants de la direction du mouvement de résistance sont venus à l'invitation du Friendship Euro-Amazigh que j'ai créé dès mon élection. Actuellement RPS contribue à organiser une visite officielle de la candidate à l'élection présidentielle EELV Eva Joly au sein des montagnes de Nefoussa, de façon à faire savoir que le combat des nations opprimées se battant pour leurs droits est un combat libérateur dans tous les pays du monde. Dans l'Adrar Nefoussa la résistance au régime Kadhafi dure depuis 40 ans, et non depuis quelques mois,  car jamais les Amazighs n'ont renoncé à leur langue et à leur identité, et, quand les heures ont été décisives, ces militants ont su donner la poussée historique pour que le régime s'effondre.

C'est là l'hommage que l'on doit leur rendre, et le message que l'on doit porter en Europe pour faire connaître leur cause et celle de tous les Amazighs d'Afrique du Nord. Au Parlement Européen, le friendship amazigh/berbère y contribuera activement.

Bruxelles, 18/09/2011

François ALFONSI, Député au Parlement Européen, Président du friendship Euro-Amazigh

Pour s'y retrouver dans la géographie libyenne....

L'Adrar (djebel) Nefoussa est une montagne en forme de croissant qui se développe à une soixantaine de kilomètres de la mer. Pour sa plus grande partie elle est en Libye, mais 20% environ sont en Tunisie. Un poste frontière les relie : Dehiba, dont la chute en Avril a été capitale pour créer un « cordon vital » entre la rébellion amazigh et les forces internationales.

La partie la plus orientale de l'Adrar Nefoussa domine le désert à l'arrière de Tripoli, avec, au débouché des vallées qui descendent des montagnes, des villes-garnisons qui sont autant de verrous stratégiques. Ainsi, la chute du dernier verrou, Gharyane, a ouvert la route aux rebelles vers Tripoli.

La Libye est formée de deux grandes régions historiques, la Cyrrhénaïque dont la capitale est Benghazi, et la Tripolitaine. Entre les deux, d'est en ouest, la ville de Syrte, d'où Kadhafi espérait reconquérir Benghazi, et le port de Misrata où la résistance, appuyée par les flottes française et anglaise, a réussi à rester une ville libérée. Mais, entre Misrata et Tripoli, d'autres villes restaient acquises au régime, empêchant les troupes rebelles de rallier directement Tripoli. Elles seront finalement acheminées par mer, mais en nombre restreint. Aussi, pour la prise de Tripoli, ce sont les Amazighs de Nefoussa qui ont fourni l'essentiel des troupes.

 
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