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Azawad

Pour un Etat démocratique dans l’Azawad 

Le Congrès Mondial Amazigh (CMA), Organisation internationale de défense des droits du peuple Amazigh (Berbère), a toujours été du côté du peuple Touareg, marginalisé, chassé de ses territoires traditionnels, spolié de ses ressources naturelles, violemment réprimé et abandonné de tous.  

C’est pourquoi lorsque le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) a été créé et a porté la revendication de l’autodétermination de l’Azawad en vue de fonder un Etat indépendant démocratique et laïque, le Congrès Mondial Amazigh l’a immédiatement reconnu et soutenu. Dans un communiqué daté du 7/04/2012, le CMA déclarait qu’il «assure l’Etat indépendant de l’Azawad de son total soutien (…) tant qu’il adoptera la démocratie, la laïcité, le respect des droits humains et des libertés fondamentales». 

Depuis, le CMA a entrepris plusieurs initiatives dans le but de faire connaitre le projet politique du MNLA et de lui trouver des soutiens notamment au niveau international. La position du CMA s’explique tout simplement par le fait que le projet du MNLA est justifié, légitime et légal eu égard au droit international et respectueux des principes démocratiques et des droits humains tels qu’ils sont universellement admis. 

Le 26 mai 2012, les dépêches de la presse internationale nous apprennent que le MNLA aurait signé un protocole d’accord avec le groupe islamiste Ansar-Eddine en vue de l’instauration d’un «Etat islamique» dans l’Azawad. S’il était confirmé, cet accord constituerait un reniement total du projet initial porté par le MNLA et créerait une nouvelle perspective que nous pensons désastreuse pour l’Azawad. Le projet islamiste qui comporte l’application de la Chari’a islamique, est en effet à la fois rétrograde et incompatible avec la démocratie et le nécessaire respect des libertés fondamentales. Il constitue également une grave menace à la diversité culturelle et particulièrement à la culture plurimillénaire des Kel-Tamacheq (Touaregs). Musulmans depuis des siècles, les Touaregs ont toujours pratiqué leur religion librement et à leur manière. Qu’est-ce qu’un Etat «islamique» leur apporterait de plus sur ce plan ? De toutes façons, une question aussi fondamentale ne peut être tranchée sans la consultation du peuple, le moment venu. 

Cela étant, le CMA n’ignore pas que cette concession faite à la mouvance islamiste n’est pas le résultat d’un libre choix mais s’inscrit dans un contexte exceptionnellement contraint pour le MNLA qui se trouve cerné de toutes parts par des forces hostiles et terriblement menaçantes : Al-Qaeda, l’Algérie, les Etats islamistes (Arabie-Saoudite, Qatar…) pourvoyeurs de l’islamisme international, l’Etat Malien et la Cedeao soutenus par la France et l’Union Européenne.  

Au lieu d’ouvrir un dialogue serein et sincère avec le MNLA, les Etats de la région opposés à toute forme d’émancipation de l’Azawad, ont adopté la logique machiavélique consistant à favoriser l’introduction et le renforcement des Djihadistes internationaux (Al Qaeda, Mujao, Boko Haram…) afin de semer la discorde, voire la guerre entre les combattants Touaregs et de torpiller le projet indépendantiste du MNLA.  

Parallèlement, suite aux révoltes populaires de l’année 2011, tout le nord de l’Afrique s’est soumis à la vague islamiste qui a porté des gouvernements religieux au pouvoir au grand désespoir des forces démocratiques et progressistes. Et le monde occidental dit libre et démocratique, s’est très bien accommodé de cette situation et porte même un grand respect à des Etats islamistes fondamentalistes uniquement parce que ces Etats sont riches en pétrodollars. La démocratie, les droits humains et les libertés fondamentales ne pèsent décidément rien devant les appétits économiques et les visées géostratégiques.  

Face à autant d’hypocrisie et de fronts puissamment dotés, le MNLA résiste courageusement et cherche avant tout à épargner des vies humaines en évitant le piège de l’affrontement fratricide dans lequel on veut le faire tomber.  

Tout en rejetant fermement toute idée de création d’un Etat «islamique» dans l’Azawad comme dans tous les pays de Tamazgha (nord de l’Afrique), le Congrès Mondial Amazigh réitère son soutien indéfectible au peuple Kel-Tamacheq (Touareg) et invite ses représentants à ne pas céder aux chantages et à rester fidèles à leurs valeurs et à leur culture ancestrales qui rejettent toute forme de terrorisme et d’extrémisme.  

Le Congrès Mondial Amazigh renouvelle instamment son appel au monde libre, y compris ce qu’il compte de peuples et de sociétés civiles, à prêter main forte au Mouvement National de Libération de l’Azawad afin d’éliminer définitivement les organisations terroristes et ensuite à réunir dès que possible, les conditions du dialogue direct entre l’Etat Malien et les représentants du MNLA, comme l’a préconisé le Parlement Européen dans sa résolution du 19 avril dernier dans laquelle il appelait à «une solution par la voie des négociations». Le temps et l’isolement politique du MNLA jouent en faveur du chaos et de la mouvance terroriste islamiste. Il est urgent d’agir dans l’intérêt de la paix et des peuples de cette région. 

Paris, 18/05/2962 - 30/05/2012 

Le Bureau du CMA

 
Azawad

Azawad : Conférence au Parlement Européen

A l’initiative du Député François Alfonsi, Président du friendship Euro-Amazigh et membre du  groupe Alliance Libre Européenne (ALE), la conférence intitulée "quel Avenir pour l'Azawad? dialogue avec le mouvement Touareg", s’est déroulée comme prévu le 22 mai 2012, de 10h à 12h, au Parlement européen à Strasbourg, suivie d’une conférence de presse. 

La conférence était présidée par Mme Jill Evans , Présidente de l’ALE et modérée par François Alfonsi. Hamma Ag Mahmoud et Zakiatou Walet Halatine, anciens ministres du gouvernement malien et aujourd’hui membres du bureau politique du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA), Mossa Ag Assarid, représentant du MNLA en Europe et Mossa Ag Attaher, Porte parole du MNLA ont animé la conférence.  

Ont assisté à cette conférence une quinzaine d’eurodéputés, dont José Bové et Eva Joly ainsi que des représentants de la direction générale des politiques extérieures de l’Union Européenne.  

En tant que partenaire du friendship Euro-Amazigh, le Congrès Mondial Amazigh était représenté par son Président, Fathi Nkhlifa, ainsi que Belkacem Lounes et Kamel Saidi. Etaient également présents Abdoulahi Attayoub, Président de Temoust et de l’organisation de la diaspora Touarègue/Tanat, Makhlouf Idri, membre du GPK et des représentants d’associations amazighes de la diaspora.  

Un représentant de l’Association des Populations des Montagnes du Monde (APMM) et des représentants de la ville de Maxéville (54) jumelée avec la commune de Anderamboukane (cercle de Menaka, région de Gao) ont également assisté à la rencontre. Des médias européens et une équipe de Berbère TV ont couvert la conférence.  

Bien que la conférence était explicitement dédiée au dialogue entre le MNLA et les eurodéputés, de nombreux Maliens (une vingtaine) ont été dépêchés par leur gouvernement, dont Assarid Ag Imbarkawen, 2ème Vice Président de l’Assemblée Nationale, Hamadaou Sylla, 3ème Vice Président, El Hadj Baba Haidara, 5ème Vice Président, Mme Haidara Chatto Cissé, députée, Mme Ciré Fatoumata Diakité, présidente de la confédération des femmes du Mali et ex-ambassadrice, Mohamed Kouyaté, conseiller à l’ambassade du Mali à Bruxelles, le correspondant à Paris du journal progouvernemental l’Essor et des représentants d’associations de Maliens en France. Le document qu’ils ont distribué dans la salle contient un message transmis par l’ambassade du Mali en France à un membre de la délégation malienne dans lequel il est indiqué : « Nous avons souhaité infiltrer la conférence comme nous l’avons fait à Lyon à la conférence de Temoust… ».  

La séance a débuté par une introduction de Jill Evans et François Alfonsi qui ont notamment indiqué que cette conférence s’inscrivait en droite ligne de la résolution prise par le Parlement Européen le 19 avril dernier au sujet de l’Azawad. Celle-ci affirmait « qu'il n'y a pas de solution militaire au conflit et qu'il faut trouver une solution par la voie des négociations ». En conséquence, le Parlement Européen « invite les autorités maliennes et le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) à parvenir à une solution pacifique et durable au travers d'un dialogue constructif ».  

Les représentants du MNLA ont ensuite présenté l’histoire de l’Azawad, les raisons de cette n-ième révolte dans cette région, les 100000 Touaregs tués par l’armée malienne au cours des 50 dernières années, les accords entre les mouvements Touaregs et l’Etat Malien non respectés par ce dernier dans les années 1990 et 2000, l’insécurité liée à la présence de groupes islamistes de Alqaeda et des trafiquants sous l’œil bienveillant de l’armée malienne, l’abandon des territoires de l’Azawad par l’Etat, etc. Dans ce contexte, les populations de l’Azawad survivent dans une grande souffrance et le MNLA a été créé dans le seul but de mettre fin aux injustices, au désespoir et de rétablir des conditions de vie décentes et un peu de dignité pour les populations.

Les eurodéputés présents ont ensuite pris la parole pour s’inquiéter des atteintes aux droits humains et aux risques de la collaboration du MNLA avec les islamistes (Ansar-Dine et Alqaeda). D’autres ont souligné les dégâts causés par les tracés arbitraires des frontières coloniales et la nécessité de respecter l’identité des peuples. Ils se sont également accordés sur le fait que l’Union Européenne devait s’impliquer davantage dans la résolution de ce conflit dans le sens d’un dénouement pacifique.  

Les députés de l’Assemblée Nationale Malienne ont eux aussi demandé la parole pour répéter tous le même discours sous des formes différentes : Les Touaregs ne sont pas les seuls dans l’Azawad, les Touaregs sont des privilégiés au Mali, le MNLA est composé seulement de Touaregs de retour de Libye, Le MNLA ne représente rien, ce sont les islamistes de Al Qaeda et de Ansar-Dine qui contrôlent le nord-Mali, etc.  

Aux députés Maliens, les représentants du MNLA ont répondu qu’ils s’étonnaient de les voir si nombreux ici à Strasbourg et si peu présents sur le terrain aux côtés des populations appauvries et sinistrées. « Qu’avez-vous fait Assarid Ag Imbarkawen, vous qui êtes député depuis 30 ans ? Et si l’Azawad coûte si cher à l’Etat Malien, alors pourquoi s’opposer à son indépendance »? a demandé un des représentants du MNLA. Concernant Al Qaeda et le banditisme qui sévissent au nord-Mali, Hamma Ag Mahmoud rappelle que le Mali n’a absolument rien entrepris contre eux malgré les millions d’Euros qu’il a reçus pour la lutte anti-terroriste. Au sujet d’une éventuelle collaboration entre le MNLA et Ansar-Dine, les représentants du MNLA répondent que leur mouvement a été créé dans le but de fonder un Etat de l’Azawad démocratique et laique mais jusqu’à présent, aucun gouvernement ne l’a soutenu, au contraire. En même temps, la communauté internationale lui demande de combattre seul, les islamistes. « Mais pourquoi le MNLA seul ? Et avec quels moyens ? Pour parer à cette menace pourquoi le monde libre ne s’est-il pas mobilisé pour prêter main forte au MNLA et son projet laique ? Il faut soutenir le MNLA vite, avant qu’il ne soit trop tard ont plaidé les délégués du MNLA.  

Concernant les violations des droits humains, les responsables du MNLA ont répondu simplement que l’Etat Malien tue, affame, discrimine les populations touarègues depuis 50 ans en toute impunité et dans le silence international. Cela étant, le MNLA souhaite bâtir un Etat de droit et par conséquent tout coupable d’atteinte aux droits humains sera jugé et puni. Zakiyatou Walet Halatine et ses collègues ont ensuite invité les parlementaires européens, la commission européenne et toutes les ONG qui le souhaitent, à venir faire leurs enquêtes dans l’Azawad afin de faire toute la lumière sur la situation des droits humains, en toute liberté.  

Les représentants du MNLA ont terminé leurs propos en remerciant les eurodéputés de les avoir reçus et écoutés et exprimé leur reconnaissance à François Alfonsi pour son courage politique ainsi que ses collaborateurs pour leur contribution à la réussite de cette rencontre.  

Strasbourg, 22 mai 2012

Rédaction CMA.

 
Conférence

Conférence sur la situation des Touaregs du Mali au Parlement Européen 

Strasbourg, 22 mai 2012, 10h-12h
 

Le Député François Alfonsi, Président du friendship Euro-Amazigh au Parlement Européen poursuit son travail de sensibilisation de ses collègues et de l’opinion publique, sur la situation du peuple Amazigh. En raison de son actualité, le cas des Touaregs de l’Azawad retient l’attention.  

Ainsi, après avoir appelé le 17 avril dernier ses collègues à soutenir l’option du « dialogue avec le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) pour arriver à une véritable stabilité dans cette région du monde », François Alfonsi organise le 22 mai 2012 au Parlement Européen à Strasbourg, une conférence portant sur « la situation des Touaregs au Mali : dialogue avec le MNLA », avec la participation de deux hauts représentants du MNLA qui viendront spécialement de l’Azawad.  

Au vu de la résolution du Parlement Européen adoptée le 20 avril dernier, on peut dire que l’appel au dialogue lancé par M. Alfonsi a été entendu puisqu’il a été relayé par cette résolution qui « invite les autorités maliennes et le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) à parvenir à une solution pacifique et durable au travers d'un dialogue constructif ».  

Aussi, François Alfonsi invite les Députés européens, les ONG et les personnalités intéressées à venir débattre avec les représentants du MNLA sur la question touarègue, le 22 mai à 10h au siège du Parlement Européen à Strasbourg en salle R3.1.

Paris, le 3 mai 2012

CMA  

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